
LA PROBLEMATIQUE DE L'EXPOSITION : Les artistes choisis pour cette exposition travaillent tous autour de la notion de mémoire. Ernest Pignon-Ernest intervient dans l’environnement urbain dans le but de faire ressurgir la mémoire collective. Ses dessins en trompe-l’œil sont comme des réminiscences clandestines. La fiction narrative sert de point de départ à Jacques Monory dans ses toiles bleues baignées d’une atmosphère froide. Elles évoquent au spectateur ses angoisses, des souvenirs enfouis ou encore une violence refoulée. Françoise Pétrovitch choisit également comme matière première de ses œuvres la mémoire, celle qui est retranscrite dans les livres ou bien celle qui se transmet par le témoignage. Au travers de ces trois démarches différentes, l’exposition se propose donc d’interroger le rôle de l’art comme créateur d’archives, éclaireur de consciences, révélateur de traces.